Votre sécurité est notre priorité. Mise à jour de l'information pour la saison 2020-2021.
Plus d'info >

Une impressionante géographie, marquée par d'imposants glaciers, des forêts primaires, una faune et une flore exotique. Dans cette section de notre site, vous trouverez tous les détails des lieux que nous explorons. Apprenez tout ce qu'il y a à savoir sur l'histoire de Darwin en Patagonie ou les contes fantastiques de passages du Cap-Horn à la voile.

Cliquez sur la carte pour découvrir la Patagonie

Île Magdalena

Lieu d’approvisionnement obligatoire des anciens navigateurs et explorateurs. Cette île héberge une immense colonie de manchots de Magellan, que nous pourrons observer pendant notre randonnée jusqu’au phare, celui-ci guide actuellement les bateaux lors de leur passage par le détroit. *L’utilisation des bâtons pour Appareil Photos est strictement interdite sur l’île Magdalena.

Découvrir l'itinéraire

Cap Horn

Il existe peu de lieux au monde face auxquels l’homme se sent aussi vulnérable et submergé par une aura mystique et spirituelle. Le Cap Horn en est l’un d’eux. Sa position entre 2 océans, à 55°56’ Sud et 67°19’ Ouest, et l’intensité des phénomènes atmosphériques qui l’entourent font de son passage une expérience unique et inégalable.

 

Des livres entiers, décrivent les difficultés que représentait le passage du Cap Horn pour les voiliers d’antan. Nous pourrions illustrer en trois temps les extraordinaires exploits et les innombrables drames qui s’y déroulèrent. Le Cap Horn apparût devant des yeux européens pour la première fois au début du XVIIème siècle. Dans le petit port de Höorn, le commerçant d’origine française Isaac Le Maire et les marins Guillermo Cornelio et Juan Schouten fondèrent la Compagnie Australe et construirent deux bateaux: le Endracht (Unity), de 360 tonnes et le Höorn, de 110 tonnes. Puis ils partirent de Texel, Pays-Bas, le 14 juin 1615.

 

Le 24 janvier 1616 ils traversèrent le détroit qu’ils nommèrent Le Maire et appelèrent Statenlant (Terre des États) l’île qu’ils aperçurent à l’est. Ils l’appelèrent “Terre”, croyant qu’il s’agissait d’une péninsule de la Terra Australes Incógnita et “des États”, en l’honneur des provinces des Pays-Bas qui luttaient pour leur indépendance (Hollande, Zélande, Frise, Uteco, Drenare, Gederland et Groningue). Cinq jours plus tard, le 29 janvier 1616, ils traversèrent le cap qu’ils appelèrent Höorn, ouvrant ainsi une nouvelle route entre l’Atlantique et le Pacifique. Ils naviguèrent dans le Pacifique sans savoir précisément où ils se rendaient. Ils rejoignirent l’île de Java et les îles Moluques, où ils furent capturés par une autre expédition hollandaise commandée par l’Amiral Spielberg de la Compagnie des Indes orientales, qui avait le monopole sur l’unique passage jusqu’alors connu. Ils furent cités à comparaître pour infraction à la loi de traversée du Détroit de Magellan. L’argumentation de leur défense, dans laquelle ils expliquaient avoir utilisé un nouveau passage, scandalisa le jury. L’incrédulité du jury s’explique par la croyance qu’au Sud du détroit se trouvait la Terra Incógnita, un continent infranchissable. Condamnés en première instance, ils furent embarqués en direction de la Hollande au bord du Zeeland, bateau sur lequel Jacob Le Maire mourut après deux semaines en haute mer.

 

On estime qu’entre le XVIe et XXe siècle plus de 800 bateaux ont été perdus dans les eaux orageuses du Cap Horn, qui a enseveli sous ses flots pas moins de 10 000 hommes de toutes conditions et nationalités.

 

-La traversée la plus rapide connue fut réalisée par le Priwall, en 1938, qui traversa le Cap Horn en 5 jours. La traversée la plus longue fut celle du voilier Susana, en 1905, qui nécessita 94 jours.

 

L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES CAP HORNIERS
Elle fut fondée en 1937, à Saint Malo, par un groupe de capitaines français. Ses premiers membres étaient des marins émérites, qui expérimentèrent la traversée du célèbre Cap Horn au commandement d’anciens voiliers marchands. En raison du décès de la plupart de ses membres, l’Amicale décida de dissoudre l’organisme international qui fut remplacé par des organisations sympathisantes imprégnées du même esprit d’aventure. L’insigne ou symbole de l’Amicale Internationale représente la tête blanche d’un albatros sur un drapé bleu, entouré d’un cercle rouge avec des lettres blanches et le nom de l’institution. Du bec de l’albatros sort un objet en forme de diamant ou de crochet, mordu par l’oiseau.

 

Ce symbole s’inspire d’une ancienne tradition des marins d’antan, qui capturaient ces immenses oiseaux pour jouer avec eux, les utilisant comme cerfs-volants. Pour ce faire, ils attachaient à un hameçon un morceau de viande de porc salée qu’ils amenaient à la surface de l’eau grâce à une ligne de cordage léger. Quand l’albatros mordait l’appât, le crochet se logeait dans la courbure du bec de l’oiseau. Tant que la ligne restait tendue, l’oiseau ne pouvait pas s’échapper et les marins jouaient avec lui depuis le navire, essayant de le faire descendre sur le pont, après quoi il était libéré. Aucun marin ne pouvait tuer un albatros car, selon la superstition, ces beaux oiseaux vagabonds incarnent l’esprit des marins pris par la mer.

 

LE MONUMENT DU CAP HORN
Le 5 décembre 1992 fut ofiiciellement inauguré le Monument du Cap Horn érigé à l’initiative de la section chilienne de la Confrérie des Capitaines du Cap Horn “Cap Horniers”, en mémoire des marins de toutes nationalités qui périrent dans la lutte contre les forces de la nature dans les mers australes proches du légendaire Cap Horn. Ce monument de 7 mètres de hauteur, formé de deux corps indépendants de cinq plaques d’acier chacun, est l’oeuvre du sculpteur chilien José Balcells Eyquem. Les plans et la construction de la structure, qui devait supporter des rafales de vents allant jusqu’à 200 km/h, furent réalisés par la Marine chilienne. La construction dura plus d’un mois, entre octobre et novembre 1992. Sur le chemin qui mène au monument deux plaques de marbre soutenues par des structures en béton furent construites. L’une d’elle précise la nature du monument et l’autre présente le magnifique poème de l’écrivain de Valparaíso, Sara Vial:

« Je suis l’albatros qui t’attend au bout du monde. Je suis l’âme oubliée des marins morts qui traversèrent le Cap Horn depuis toutes les mers de la terre. Mais ils ne sont pas morts sur les vagues furieuses, ils volent aujourd’hui sur mes ailes, vers l’éternité, dans la dernière crevasse des vents antarctiques »

Découvrir l'itinéraire

Punta Arenas

Punta Arenas se trouve sur la rive du Détroit de Magellan, à 3090 kms de Santiago. Cette belle ville fut fondée le 18 décembre 1848. Elle se trouve sur le 52º parallèle sud et est la capitale de la région XII de Magellan et de l’antarctique Chilienne. Sa population est d’environ 133.000 habitants.

 

Punta Arenas marque le début d’un voyage intense rempli d’aventures au cœur de ce territoire austral.

 

 

Comment arriver à Punta Arenas

 

En avion : On peut arriver à Punta Arenas en avion, trajet qui dure environ 4h depuis Santiago du Chili.

 

Voie terrestre : Si le voyage se fait par la route, il faut prendre la Route 5 Sud jusqu’à Osorno. Là il faudra passer la frontière vers la République Argentine au poste Cardinal Samoré, pour ensuite reprendre la route chilienne par Puerto Natales.

 

Voie maritime : L’accès maritime à Punta Arenas se fait par Puerto Montt au travers de magnifiques canaux Patagons.

 

 

Lieux à visiter à Punta Arenas

 

Le Fort Bulnes : Reconstruction historique du fortin où s’établirent les premières colonies chiliennes qui arrivèrent avec la goélette Ancud en 1843.

 

Le monument Naturel « Los Pingüinos » : Situé sur l’île Magdalena, où résident près de 60 mille couples de manchots de Magellan.

 

Le Parc National Pali-Aike : Immense terrain d’origine volcanique, riche en flore et en faune. Il y fut conservé pendant des années les restes humains préhistoriques trouvés dans ses cavernes.

 

 

Flore et faune de Punta Arenas

 

Parmi la faune que l’on rencontre à Punta Arenas, il y a des espèces comme le puma, le condor, l’autruche, les orques, le pichi ou tatou velu de Patagonie, le manchot de Magellan, l’ouette de Magellan et le huemul.

 

Sa flore est composée de coigues de Magellan, de ñirres, de cyprès des guaitecas, de calafate et de chilco ou fuchsia de Magellan, entre autres espèces végétales.

 

 

Où acheter à Punta Arenas

 

L’Aéroport Carlos Ibáñez del Campo offre quelques boutiques.
Les artisans de la Plaza de Armas de Punta Arenas.
La Zone franche située Av. Bulnes Km. 3.5 Nord.
Le Mall Espacio Urbano Pionero situé Avenue Eduardo Frei secteur Nord.

 

 

Où dormir

 

Hôtel Cabo de Hornos
Place Muñoz Gamero 1039
Punta Arenas - Chili
Tél:(+56-61)715 000
E-mail : [email protected]
www.hotelcabodehornos.com

 

Découvrir l'itinéraire

Ushuaïa

Considérée comme la ville la plus australe du monde, elle est située en pleine Terre de Feu Argentine à proximité du Canal Beagle. Elle est riche en flore et ses paysages sont caractérisés par de hauts sommets faisant de ce lieu un endroit unique à ne pas manquer. C’est l’une des villes les plus importantes de la Grande île de la Terre de Feu, avec une population d’environ 65.000 habitants. Ushuaia, fondée le 12 octobre 1884, fut l’un des premiers points de rencontre entre les cultures Yamana et Anglicanes. Son nom vient d’un mot de l’ethnie Yamana qui veut dire « Baie Pénétrante ».

 

 

Comment arriver à Ushuaia


Buenos Aires - Ushuaia : Aerolíneas Argentinas propose huit vols par jour en haute saison ainsi que quelques vols avec escale à Calafate. Il est également possible de voler avec LATAM qui propose un vol par jour (16h30) du mardi au dimanche.

 

Punta Arenas - Calafate : Si vous souhaitez voyager en avion, seuls des charters privés organisent des vols pour de petits groupes en haute saison. L’option la plus utilisée est le voyage par la route en bus. Ceux-ci partent de Punta Arenas et Puerto Natales (Bus-Sur et Bus Pacheco).

 

Punta Arenas - Puerto Natales : Liaison opérée uniquement par Sky Airline (www.skyairline.cl) durant la saison estivale.

 

 

Lieux à visiter à Ushuaia

 

Musée du Bout du Monde: Situé dans la ville, il propose des visites guidées tous les jours.

 

Parc National de la Terre de Feu: L’échantillon le plus austral de la forêt andine-patagonne, avec une superficie de 63.000 hectares.

 

Glacier Martial: Haute chaîne de montagnes avec vue panoramique sur le Canal Beagle, il se situe à 7 kms de la ville.

 

 

Flore et faune à Ushuaia

 

La flore à Ushuaia se compose d’espèces végétales comme la lenga, le guindo, le ñirre, le calafate, le michay, le mata negra, le chaura, le fraise de Magellan, la campanilla biflora et la drosera. Quant à la faune, il est possible de rencontrer le renard coloré, le lapin, le castor, l’otarie à crinière, le manchot à jugulaire, le fulmar argenté, le cormoran impérial et l’ouette à tête grise, entre autres.

 

 

Climat

 

Le climat d’Ushuaia est instable toute l’année. Il a tendance à changer d’un jour sur l’autre, et des changements sont également possibles dans une même journée. En été, la température moyenne en journée est de 9,6ºC (température en janvier), et pendant le mois qui profite des jours les plus longs, il peut faire jusqu’à 18ºC.

 

 

Où acheter à Ushuaia

 

Paseo de Artesanos:
Le seul marché artisanal d’Ushuaia. Av. Maipú et 25 de Mayo.

 

La Última Bita:
Boutique de produits typiques de la ville. Av. San Martín 237.

 

Lirios de la Patagonia:
Chocolats et pains d’épices artisanaux. Av. San Martín 788

Découvrir l'itinéraire

Puerto Natales

Puerto Natales est la capitale provinciale d’Última Esperanza et se trouve en Patagonie Chilienne en bord de mer près du canal Señoret et face à la Cordillère des Andes Patagonnes. Elle se trouve à 256 kms de Punta Arenas, près des parcs nationaux de Torres del Paine et Bernardo O’Higgins. Elle se situe à proximité de différents fjords. Cette ville australe se trouve à 1.373 kms de Santiago. Le nom de Puerto Natales a pour origine le mot latin «natalis» qui veut dire naissance et fut fondée en 1911. Elle fut d’abord habitée par des chiliens, et plus précisément par des habitants de l’île de Chiloé qui avaient développé la même activité entreprise par les colons allemands et britanniques de Patagonie: la production de bétail, faisant de cette région l’une des principales exportatrices du monde dans les années 70. De plus, cette ville a d’autres activités économiques comme le tourisme et la pêche, entre autres.

 

 

Comment arriver à Puerto Natales

 

Voie maritime : Le ferry de Navimag fait le trajet depuis Puerto Montt jusqu’à Puerto Natales, un voyage dans les merveilleux paysages de la Patagonie.

 

En avion : Puerto Natales possède un aéroport, les liaisons peuvent se faire depuis Santiago du Chili, Puerto Montt ou Punta Arenas.

 

Voie terrestre : En voiture, on arrive par la Route 9 Nord qui va de Punta Arenas à Puerto Natales séparant ces deux villes de 247 kms. Une alternative possible est de passer par les postes frontières avec l’Argentine. En Bus, on peut arriver à Puerto Natales par quatre lignes régulières qui font le trajet Punta Arenas – Puerto Natales. Depuis Santiago ou d’autres endroits au Chili, il faut d’abord arriver à Punta Arenas et de là, faire la connexion.

 

 

Lieux à visiter à Puerto Natales

 

On peut trouver à Puerto Natales de nombreuses attractions touristiques à proximité et dans la ville-même. Dans la ville on peut se promener dans les rues pour voir les maisons multicolores qui décorent le paysage. Il y a des boutiques avec des articles typiques de la région, un musée historique de la ville et le casino le plus austral du Chili.

 

Depuis Puerto Natales on peut visiter la Grotte du Milodon, lieu où se trouvent les restes de cet animal préhistorique, ou, naviguer par les canaux patagons vers les glaciers situés dans le parc national Bernardo O´Higgins.

 

On peut aussi visiter l’Étendue de Glace Sud, où se trouve le glacier le plus grand de toute l’Amérique du Sud, le Glacier Pie XI ou Ana María.

 

Village Artisanal Ether Aike : Il fut inauguré le 20 mai 2002 et se trouve dans la rue Phillipi au coin de la rue Angamos. Vous pourrez y voir les travaux faits main réalisés par les artisans locaux.

 

Musée Salésien Alberto de Agostini : Il se trouve au nº 1456 de la rue Padre Rossa et appartient au collège Salésien de Puerto Natales. Un échantillon intéressant de la flore et de la faune de la Patagonie y est exposé.

 

Avenue des Cuatro Pueblos : Sur les terre-pleins de cette avenue singulière on a dessiné des figures qui rappellent les Peuples Aborigènes de la Patagonie : les Tehuelches (Aonikenk), les Onas (Selk nam), les Yaganes (Yamanas) et les Alacalufes (Kaweskar). De là, on a une vue panoramique de la ville.

 

 

Flore et faune de Puerto Natales

 

La flore de Puerto Natales comprend des coigues et des lengas, ainsi que d’autres espèces sylvestres telles le calafate, le coirón, la estepa ou ciste à fleur de laurier et la mata barrosa (Mulinum spinosum). Quant à la faune, on peut observer des condors, des pichis ou tatou velu de Patagonie, des guanacos, des ñandus, des pumas et des renards gris.

 

 

Climat de Puerto Natales

 

À Puerto Natales, la température maximale atteint 20° C en été et descend à 0° C en hiver.
La sensation thermique parfois produite par le vent fait que la température environnante baisse parfois de 6 à 7 degrés.

 

 

Activités à Puerto Natales

 

À Puerto Natales, il sera possible de réaliser des activités sportives et de loisirs dans les environs de la ville comme du trekking, des promenades à cheval, des randonnées en montagne, de la photographie ainsi qu’observer la faune et la flore du lieu.

 

 

Où dormir

 

Hotel CostAustralis
Pedro Montt 262, Puerto Natales, Magallanes y Antártica Chilena, 6160000, Chile
Tel: 56-61-412000 / Fax: 56-61-412020

[email protected]

 

Découvrir l'itinéraire

Détroit de Magellan

À la fin du XVe siècle, les portugais découvrent et monopolisent le Cap de Bonne Espérance, ouvrant ainsi, la première voie maritime vers l’Asie et l’Océanie, source de richesse pour le commerce européen.

 

Le portugais Fernand de Magellan ne réussit pas à convaincre le roi de son pays à constituer une flotte afin de chercher un passage vers l’Ouest, traversant l’Amérique. C’est finalement le roi espagnol Charles Quint qui accepte la proposition de Magellan en 1518. C’est le début du voyage le plus extraordinaire des explorations européennes à la découverte du monde.

 

Le 20 septembre 1519 la « Flotte des Moluques » part depuis le port de Séville sous les ordres de Magellan. À bord embarque un jeune italien, Antonio Pigafetta, qui nous laissa un récit de cette expédition qui partit d’Espagne avec 5 navires et 265 hommes et qui revint 3 ans plus tard à son point de départ avec 1 navire et 18 hommes, ayant réalisé le premier tour complet du globe.

 

Après avoir atteint le Brésil et exploré minutieusement le Río de La Plata, la descente vers le Sud et entre le 1 novembre 1520, dans un détroit que Magellan baptisé « Détroit de Tous les Saints » et qui par la suite fut rebaptisé « Détroit de Magellan ». Les terres vers le nord du détroit furent nommées « Terre des Patagons » (Patagonie) et celles du sud « Terre des Fumées » (Terre de Feu).

 

Cinq semaines plus tard, les 3 navires restant débouchèrent dans un vaste et nouvel océan d’eaux calmes, qui fut donc nommé “Mer Pacifique”. Magellan mourut lors d’un combat avec des indiens dans une île des Moluques et c’est son capitaine, Sebastián del Cano, qui ramena le reste de l’expédition en Espagne, après d’innombrables pénuries et difficultés. La voie maritime de l’Ouest était ouverte pour l’Espagne.

 

Entre 1557 et 1559, Juan Ladrillero, partant depuis Valdivia (Chili), fait avancer remarquablement la connaissance sur le Détroit de Magellan. Mais les ennemis de la Couronne Espagnole, les anglais, utilisèrent également le détroit. Le corsaire Francis Drake l’emprunta (1557-1578) pour semer la désolation dans les colonies espagnoles de la côte ouest de l’Amérique du Sud et il fut, au passage, le premier à mentionner le fait que la Terre de Feu était une île et non un grand continent qui arrivait jusqu’au Pôle Sud. Il réalisa également le deuxième tour complet du globe.

 

Les Espagnols, alarmés par l’impuni passage des anglais par le Détroit de Magellan, décident d’établir à cet endroit deux villes. Sarmiento de Gamboa, à la tête de cette expédition militaire et colonisatrice, embarque depuis Séville en septembre 1581 avec 23 bateaux et 3.000 personnes. Un an et demi plus tard, après de nombreuses avaries, il arrive finalement au détroit avec seulement 5 bateaux et 500 personnes. Près de la Pointe Dungeness (entrée est du détroit) est fondée la ville du « Nom de Jésus » et à environ 60 kms au sud de l’actuelle Punta Arenas, la ville du Roi Philippe.

 

Cette tentative de colonisation se transforma en un véritable désastre : les colons et les soldats des deux villes moururent de faim, au point qu’en 1587 le corsaire anglais Tomas Cavendish réussit à sauver un espagnol, un des quelques survivants de la tragédie. Les autres furent abandonnés à leur sort et l’Espagne renonça pour toujours à coloniser le Détroit de Magellan. Le site sur lequel s’édifia la ville du Roi Philippe fut rebaptisée par la suite « Port Famine », nom qui perdure encore aujourd’hui.

 

Durant les premières années du XVIIe siècle, les hollandais circulèrent à plusieurs occasions dans le Détroit, jusqu’à ce qu’en 1616 ils découvrent la route du Cap Horn. Depuis lors et pendant presque deux siècles, les bateaux à voiles de toutes nationalités préfèreront la route interocéanique du Cap Horn à celle du Détroit de Magellan. Quelques expéditions scientifiques célèbres, comme celle du Commodore Byron ou de Bougainville, passèrent par le détroit.

 

Les campagnes d’explorations hydrographiques anglaises de Parker King et Fitz Roy (entre 1826 et 1834) permettront de connaître très précisement les côtes du Détroit et des archipels patagoniens et fuégiens.

 

En 1843, le gouvernement chilien envoie le Commandant John Williams, à bord de la goélette Ancud, prendre possession du Détroit de Magellan et fonder la colonie de Fort Bulnes sur la pointe Santa Ana près du célèbre Port Famine. En 1848, le nouveau Gouverneur de la naissante colonie, José de los Santos Mardones, abandonne le Fort Bulnes à cause du manque d’eau douce et de l’inhospitalité du terrain. Le Gouverneur fonde ensuite la colonie de Punta Arenas (18 décembre 1848) environ 60 kms au nord, à l’endroit connu jusqu’alors comme Sandy Point.

 

À ses débuts, la nouvelle colonie de Punta Arenas n’est autre qu’un poste militaire où sont envoyés des prisonniers condamnés à des peines de prison. Quelques colons s’y installent peu à peu, jusqu’à ce qu’en 1851 une mutinerie de la garnison militaire réduise brutalement la population de 436 à 86 habitants. Mais le dynamisme de ses habitants, l’exploitation des gisements carbonifères, la chasse des otaries et l’extraction du bois, font renaître la ville. De plus, un lent mais constant mouvement migratoire de chilotes, suisses, espagnols, français et autres, contribue au développement d’une petite ville florissante (150 habitants en 1853, 805 en 1870, 1095 en 1878 et 7000 en 1898).

 

À la fin du 19e siècle jusqu’à l’ouverture du canal de Panama (1914), le Détroit de Magellan regagna de l’importance en tant que principale voie de navigation entre les océans Atlantique et Pacifique. Punta Arenas se transforme en un port cosmopolite, siège de tous types d’échanges, d’affaires et de trafics. Avec l’ouverture du canal de Panama, le Détroit a perdu en grande partie son importance comme voie de navigation internationale et cette situation perdure plus ou moins jusqu’à aujourd’hui.

 

À partir de 1877, avec l’introduction de l’élevage de moutons sur les deux rives du Détroit, se développe un intense cabotage régional et s’établissent de nombreuses fermes ou exploitations de bétails, généralement sur les côtes.

 

La découverte de pétrole, d’abord en Terre de Feu (1945) puis dans les eaux du Détroit de Magellan, donne naissance à une importante industrie qui rebondit à partir des années 1980 avec l’exploitation de gisements de gaz et sa transformation en méthanol. Ces activités donnèrent, dans une certaine mesure, une nouvelle vie à la navigation par le Détroit de Magellan. Actuellement, près de 1.500 bateaux traversent le Détroit chaque année et une cinquantaine de bateaux de croisières arrivent chaque été dans la ville de Punta Arenas.

Terre de Feu

La Terre de Feu est située à l’extrême sud de l’Amérique, à partir du parallèle 52º Sud approximativement. Elle est délimitée par le Détroit de Magellan au nord, le Canal de Beagle au sud, l’Océan Atlantique à l’est et l’Océan Pacifique à l’ouest. Cette gigantesque île est partagée entre le Chili et l’Argentine, qui possèdent respectivement la partie occidentale et orientale. Cette grande île tire son nom de la vision qu’eurent les premiers marins qui explorèrent ses côtes. Ils aperçurent depuis leurs bateaux de surprenants bûchers constamment enflammés. Ceux-ci permettaient aux aborigènes de se protéger du froid austral. En effet, malgré le froid, les indigènes Onas et Yagans ne portaient que peu de vêtements. Seul le feu et leur métabolisme spécialement adapté (température corporelle supérieure à la nôtre d’un degré) les maintenaient au chaud. Ils emportaient des flambeaux allumés jusque dans les canoës d’écorce de hêtre qu’ils utilisaient pour pêcher et chasser les mammifères marins.

 

Les théories qui évoquent l’arrivée de l’homme en Amérique sont pléthore. La plus reconnue est celle du paléontologue tchèque Aleš Hrdlička (1869 1943). Selon lui, l’homme américain est originaire de Mongolie, où un groupe d’humains entra en Amérique sur un pont de glace de la dernière ère glaciaire par le Détroit de Bering il y a environ treize mille ans. Ces personnes, se dirigeant vers le sud, passèrent par un couloir de terre situé entre les champs de glace de la cordillère (qui commençait dans les îles Aléoutiennes et terminait dans le centre du Canada) et le Champ de Glace des Laurentides (qui commence dans l’Océan Atlantique au nord de l’Amérique du Nord). Ils arrivèrent ensuite à la hauteur de Terre-Neuve et continuèrent vers le centre du Canada en direction de la zone des grands lacs. Quelques restes trouvés en Alaska et datant d’environ treize mille ans corroborent cette théorie. Une des preuves les plus tangibles concerne la Culture de Clovis : certains vestiges de cette culture furent trouvés au Nouveau Mexique, aux États-Unis. Aujourd’hui, la plupart des archéologues nord-américains sont de ferveurs défenseurs de l’entrée tardive sur le continent des cultures indiennes Clovis et Folsom, les plus anciennes à fouler pour la première fois le sol américain. Ils n’admettent qu’une possible occupation, il y a environ 11 500 ans, se basant sur les douzaines de pointes Clovis trouvées éparpillées sur tout le sol nord-américain.

 

 

LES PRÉCURSEURS
Bien que le canal de Beagle ait été baptisé, décrit et cartographié pour la première fois par les expéditions anglaises de 1826 et 1832 (voir ci-après), de sérieux indices laissent supposer qu’au moins une partie du canal était déjà connue. On peut en effet voir une ébauche de son tracé sur diverses cartes des années 1590. Le célèbre James Cook, alors à la recherche du continent Antarctique, explore à deux occasions (1769 et 1774) le Sud de l’archipel fuégien, mais nous n’avons pas la certitude qu’il connut le canal de Beagle dans sa totalité. De son voyage perdurèrent plusieurs toponymes (la baie de Cook, le Seno Navidad, etc.). Par ailleurs, il est fort probable que les chasseurs d’otaries qui sillonnaient ces eaux, entre le XVIIIe et le XIXe siècle, aient connu le canal de Beagle, mais aucun document ne le prouve.

 

Parker King et Fitz Roy
Entre 1826 et 1830, l’amirauté britannique organisa une expédition de relevés hydrographiques en Patagonie. Sous les ordres du commandant Philip Parker King et des capitaines Robert Fitz Roy et Pringle Stokes, à bord de l’Adventure et du Beagle, s’effectue alors un gigantesque travail, qui définit pour la première fois et avec une étonnante précision des milliers de kilomètres de côte, depuis le Brésil jusqu’à Valparaíso, en passant par le détroit de Magellan, le Cap Horn et le canal de Beagle. C’est alors que ce dernier fait son entrée dans la géographie moderne et qu’est découvert le canal Murray (qui sépare l’île Navarino de l’île Hoste), donnant ainsi « naissance », géographiquement parlant, à l’île Navarino. C’est à la fin de ce voyage que Fitz Roy ramène en Angleterre 4 indiens fuégiens : Fuegia Basket, York Minster, Boat Memory (qui mourut pendant le voyage) et Jemmy Button. Fitz Roy avait en tête de tenter une expérience « civilisatrice », laquelle, quelques années plus tard, eut des conséquences inattendues lors du massacre de Wulaia.

 

Vers la fin de l’année 1831, le Beagle appareille une nouvelle fois en solitaire pour réaliser une seconde campagne de relevés en Patagonie. Fitz Roy, accompagné d’un jeune naturaliste, Charles Darwin, retourne en Terre de Feu pour affiner quelques détails quant à la des côtes et pour rendre à leur terre les trois indiens fuégiens « éduqués » durant plus d’un an en Angleterre. Après avoir terminé son travail en Terre de Feu, le Beagle fait cap vers le Nord, traverse l’Océan Pacifique et revient en Angleterre en 1836, après avoir effectué en 5 ans le tour complet du globe. Ce long voyage permit à Darwin de réunir une grande quantité d’informations sur lesquelles il se basa pour publier 23 ans plus tard sa célèbre oeuvre L’origine des espèces (1859).

 

Le Romanche
Dans le cadre d’un programme international visant à observer le passage de Vénus depuis plusieurs points du globe, le gouvernement français organise une importante expédition scientifique en Terre de Feu. Sous les ordres du commandant Luis Martial et à bord du bateau à vapeur Romanche, s’installe pendant un an (septembre 1882 – septembre 1883) une mission terrestre dans la baie Orange (île Hoste, péninsule Hardy, à quelques kilomètres au Nord du Faux Cap Horn). Des maisons et des laboratoires furent construits pour permettre à une partie des scientifiques et de l’équipage de s’installer à terre pendant que le Romanche réalisait des explorations hydrographiques dans l’archipel fuégien, le Détroit de Magellan et les îles Malouines (Falkland). Grâce à cette expédition, les côtes fuégiennes que Fitz Roy n’était pas parvenu à explorer, en particulier le secteur compris entre le canal de Beagle et le Cap Horn, furent mieux connues. Beaucoup de noms furent donnés au canal (les Monts Martial, l’île des Éclaireurs...), à l’île Hoste (les péninsules Dumas, Pasteur et Cloué...), et à l’île Wollaston, parmi tant d’autres. Les observations effectuées sur les indiens Yahgans restent, à ce jour, une source importante d’informations sur ce peuple. Plus de 400 photographies ont été prises constituant la première documentation photographique sur les paysages et les habitants de la Terre de Feu. Quant au rapport de l’expédition publié entre 1885 et 1891 en 9 gros volumes, sa table des matières témoigne de l’ampleur des travaux réalisés : Histoire du voyage, Météorologie, Magnétisme terrestre, Géologie, Botanique, Zoologie (3 volumes) et Anthropologie. De plus, plusieurs membres de l’expédition publièrent par la suite de nombreux articles sur leurs spécialités respectives.

 

 

PEUPLEMENT MODERNE


Les missionnaires

La première tentative d’évangélisation des Yahgans est l’oeuvre de Fitz Roy lors de son débarquement à Wulaia, sur l’île Navarino, accompagné du jeune missionnaire Richard Matthews (janvier 1833). Fitz Roy voulait profiter du retourdes trois fuégiens « éduqués » en Angleterre pour

essayer d’établir un pont entre les civilisations yaghanes et anglaises. L’agressivité des yahgans fit échouer l’expérience au bout de 10 jours et Fitz Roy réembarqua Matthews.

 

En 1841, un officier de la Marine britannique à la retraite, Allen Gardiner, fonde à Londres la Patagonian Missionary Society. Après une vaine tentative dans le Détroit de Magellan, Gardiner débarque sur l’île Picton avec 6 volontaires en décembre 1850. Les premiers contacts avec les Yahgans n’étant pas du tout pacifiques ils se réfugièrent dans la baie Aguirre (côte Sud de la Grande Île de Terre de Feu), où ils finirent par mourir de faim, les uns après les autres.

 

En 1855, l’organisation de Gardiner fut reprise sous le nom de la South American Missionary Society, établissant une mission dans l’archipel des Malouines (Falkland, île Keppel). Dans une goélette baptisée Allen Gardiner, les missionnaires parcoururent les eaux fuégiennes, établissant des contacts avec les Yaghans. Ils purent notamment retrouver Jemmy Button, celui-là même qui avait été amené en Angleterre par Fitz Roy quelques années auparavant.

 

La stratégie des missionnaires consistait à convaincre des familles Yahgans de réaliser des séjours dans les Malouines (Falkland) pour connaître les bienfaits de la civilisation anglaise et de la religion anglicane avant de les rendre à leur terre, établissant ainsi une sorte de tête de pont en territoire Yahgans.

 

Ce système fonctionna avec succès jusqu’à ce qu’en 1859, les Yahgans assassinent brutalement à Wulaia 8 membres de la mission. Le seul à pouvoir en réchapper fut le cuisinier, qui raconta par la suite ce qui s’était passé, lorsqu’il fut sauvé par un bateau envoyé aux nouvelles depuis les Malouines (Falkland). Ce massacre (9 novembre 1859), dont le motif demeure inexpliqué, marque un certain arrêt des activités de la Society en Terre de Feu. Tomas Bridges, fils d’un missionnaire, reste sur place pour se familiariser avec la langue et les coutumes Yahgans.

 

Il faut attendre 1869, pour que le pasteur Waite Stirling, nouveau chef de la mission,tente courageusement de s’établir seul au milieu des Yahgans durant 8mois, dans la péninsule où se trouve actuellement l’aéroport d’Ushuaïa. Le succès de cette expérience, motive la décision d’installer une mission permanente à Ushuaïa sous les ordres de Tomas Bridges, qui devient le premier homme blanc à s’établir définitivement en Terre de Feu (1870). C’est lui qui dirige la mission jusqu’en 1886, où il prend sa retraite et fonde seul la ferme d’élevage d’Harberton sur les rives du canal de Beagle.

 

Cet homme hors du commun nous a laissé un dictionnaire Yahgans-anglais (publié pour la première fois en 1933) où apparaissent près de 32.000 mots et c’est à l’un de ses fils, Lucas, à qui l’on doit une autobiographie publiée sous le nom de « The Uttermost Part of the Earth » (traduite en français par « Aux confins de la Terre »), ouvrage fondamental de la littérature fuégienne.

 

La fièvre de l’or
Au Cap des Vierges (entrée du détroit de Magellan, vers l’Atlantique), en 1884, est découvert, par hasard, de l’or que la mer avait accumulé sous le sable de la plage pendant des milliers d’années. Ceci déclenche une fièvre de l’or sur la plupart des plages de Terre de Feu exposées au ressac de l’Océan Atlantique jusqu’à ce qu’un célèbre Roumain, Julio Poppers, installe des lavoirs d’or et tente d’imposer une curieuse dictature en Terre de Feu. Son histoire inspira de nombreux romans.

 

Cette folie pour le métal jaune attire principalement des milliers de croates sur la Grande Île de Terre de Feu, les îles Lennox, Nueva, Hoste jusqu’au Cap Horn, entre 1888 et 1895. Quelques-uns de ces chercheurs d’or s’installèrent ensuite à Ushuaïa, Punta Arenas ou sur l’île Navarino.

 

La colonisation
Les missionnaires anglais établis dans la péninsule d’Ushuaïa étaient les seuls hommes blancs habitants en Terre de Feu jusqu’à ce que le gouvernement argentin établisse, de l’autre côté de la baie d’Ushuaïa, un poste militaire fondant ainsi la ville d’Ushuaïa (1884) et marquant le point de départ de la colonisation du canal de Beagle. À partir des dernières années du XIXe siècle, plusieurs habitants d’Ushuaïa et quelques chiliens installent des fermes d’élevages sur les côtes de l’île Navarino : la viande produite approvisionne Ushuaïa et la laine se vend à Punta Arenas. En 1928, les autorités chiliennes essayent de fonder un village face à Ushuaïa nommé Puerto Navarino, sans succès durable. C’est en 1953 seulement, alors qu’Ushuaïa recense déjà 2.500 habitants, que la base navale chilienne de Puerto Williams (à l’origine appelée Puerto Luisa) se fonde sur la côte Nord de l’île Navarino.

Darwin en Patagonie

Il ne fait aucun doute que le hasard peut, parfois, jouer un rôle important dans le développement des faits marquants de l’histoire de l’humanité. Ce fut le cas pour Charles Darwin qui eut la possibilité de voyager à bord du Beagle, sans doute l’expérience la plus importante de sa vie et l’étape cruciale dans le développement de ses idées sur l’évolution et l’origine des espèces. Charles Darwin est né le 12 février 1809 à Shrewsbury, en Angleterre. C’est le cinquième d’une famille de six enfants. À la mort de sa mère, il n’a que six ans et sera donc élevé par ses soeurs. En 1825 il commence des études de médecine à l’université d’Édimbourg, études qu’il délaisse, se tournant en 1828 vers des études de théologie au Christ’s College de Cambridge, sous l’impulsion de son père, Robert Darwin, médecin et chef d’entreprise de renom en Angleterre.

 

Durant cette période universitaire, il fait la connaissance du révérend John Stevens Henslow, professeur de botanique, à qui Charles Darwin doit en grande partie sa passion pour l’histoire naturelle. C’est aussi grâce à lui qu’il put approcher le Capitaine Fitz Roy.Ce fut en effet J. Henslow qui lui proposa un poste de naturaliste bénévole aux côtés du Capitaine Fitz Roy. En effet, celui-ci avait besoin d’un compagnon, un gentleman de la même classe sociale, avec qui il sympathiserait suffisamment pour pouvoir cohabiter durant le voyage et qui ne ferait pas formellement partie de l’équipage.

 

Cette expédition, à l’initiative de l’amirauté britannique, était chargée de réaliser un second périple en vue de terminer les travaux cartographiques commencés lors du premier voyage qui eut lieu entre 1826 et 1830 sous les ordres de Robert Fitz Roy. Celui-ci assuma le rôle de Capitaine durant le premier voyage du Beagle, après le suicide de son premier capitaine, Pringle Stokes, en Terre de Feu.

 

Le voyage du Beagle dura presque cinq ans, il quitte la baie de Plymouth, en Angleterre, le 27 décembre 1831 et arrive à Falmouth le 2 octobre 1836.

 

Son premier débarquement en Amérique du sud, en février 1832, eut lieu à Bahía, ou San Salvador, au Brésil, où Charles Darwin consacra son temps à explorer la zone, subjugué par l’exubérance de la végétation et la grande quantité de nouvelles espèces qui se présentaient à lui.

 

Au cours de son exploration vers le sud, il séjourne notamment à Bahía Blanca et plus particulièrement à Punta Alta, lieu de grand intérêt géologique pour lui, où il put appliquer sur le terrain les nouvelles connaissances acquises à travers le premier volume des principes géologiques récemment publié par le géologue Charles Lyell. C’est à cet endroit qu’il trouve d’énormes fossiles d’immenses quadrupèdes éteints. Cette découverte fait naître en lui les premiers doutes quant à ses croyances religieuses.

 

La destination suivante était le Cap Horn. Lors de ce trajet le Beagle courut le plus grand risque de naufrage à cause de la mer déchaînée et des constants orages, mais il en sortit indemne grâce à la grande habileté de pilote de Fitz Roy.

 

Le Beagle navigua ensuite jusqu’à l’île Navarino pour remplir une autre grande mission du voyage: rendre à leur terre trois natifs qui avaient été emmenés en Angleterre quelques années auparavant par Fitz Roy qui avait l’intention de réaliser une expérience humaine pour le moins particulière. La Société Missionnaire de l’Église Anglicane choisit le jeune et inexpérimenté prêtre Richard Matthews qui, en tant que missionnaire, s’assurerait que la semence de la civilisation et le christianisme que Fitz Roy sema en Terre de Feu germent et portent leurs fruits. La rencontre entre Charles Darwin et les natifs de la Terre de Feu engendra une série de commentaires et de préjudices qui affectèrent de manière négative ces ethnies, surtout en ce qui concerne le contact qu’ils eurent a posteriori avec l’homme blanc. Ils furent cependant utiles à Darwin pour comprendre le processus d’éducation et de civilisation, concepts non innés qui les différenciaient de ces hommes sauvages.

 

Une fois les natifs Jemmy Button, Jork Minster et Fuegia Basket débarqués dans la baie Wulaia aux côtés du révérend Matthews, le Beagle continua son travail cartographique, en explorant une partie du canal Beagle: l’avenue des glaciers. C’est à ce moment-là que Charles Darwin se distingue comme le premier glaciologue en Patagonie, car il réussit à décrire avec suffisamment de précision les formations géologiques à partir des glaciers préexistants. Quelques jours plus tard, ils retournent dans la baie de Wulaia, où le révérend Matthews doit être secouru, démontrant ainsi l’échec de cette expérience évangélisatrice.

 

Pour poursuivre sa mission de cartographie, le Beagle se dirige à nouveau vers Montevideo, mais Darwin préfère réaliser des expéditions scientifiques dans la zone, puis entreprendre un long voyage à cheval vers le sud à travers la Patagonie argentine, où il réalise, par exemple, de nombreuses observations sur les gauchos ou sur le nandou d’Amérique et ses similitudes avec l’autruche africaine.

 

Un an plus tard, le Beagle retourne en Terre de Feu où l’équipage retrouve un Jemmy Button revenu à l’état sauvage et qui exprime son intention de favoriser sa propre éducation sur les préceptes enseignés en Angleterre, brisant ainsi les plans évangélisateurs de Fitz Roy.

 

Après être arrivé dans les Îles Malouines ou Falkland, le Beagle est réparé sur le fleuve Santa Cruz, au Sud de l’Argentine et navigue ensuite à travers le Détroit de Magellan, où une fois de plus, Charles Darwin démontre sa grande capacité d’analyse en décrivant, entre autre, la géologie de ce secteur et l’importance des forêts sous-marines.

 

Commence alors la traversée le long des côtes chiliennes de l’Océan Pacifique. C’est là que Darwin vit des expériences impensées pour un scientifique de cette époque: l’éruption du volcan Osorno, le tremblement de terre de Concepcion ou la découverte de fossiles marins à plus de 4000 m d’altitude, expériences qui génèrent en lui de profondes réflexions sur le contraste entre les préceptes de la Bible et les preuves physiques trouvées sur le terrain.

 

Cette grande expérience lui permit de développer sa célèbre théorie sur l’Origine Humaine, qui fut publiée seulement 23 ans après le retour de Charles Darwin en Angleterre. Cette théorie provoqua une révolution intellectuelle entre défenseurs et détracteurs et continue encore aujourd’hui. Selon sa théorie, tous les êtres vivants ont évolué au cours du temps à partir d’un ancêtre commun ou d’un petit groupe d’ancêtres communs, grâce au processus de sélection naturelle. Charles Darwin meurt à Dawne, le 19 avril 1882 et son corps repose aujourd’hui dans l’abbaye de Westminster au côté d’Isaac Newton. Le grand héritage de Darwin en Patagonie se trouve façonné dans la Cordillère Australe qui porte son nom, la cordillère Darwin, et le sommet le plus haut de la cordillère, le Mont Darwin qui culmine à 2.488 m d’altitude.

 

En Patagonie le passage du Beagle et du jeune naturaliste Charles Darwin laissèrent une trace indélébile sur laquelle nous naviguons aujourd’hui pour visiter les paysages immaculés que lui-même explora par le passé.

Glaciologie en Patagonie

Durant l’hiver, il se produit une accumulation de neige et celle-ci commence à se comprimer et ses cristaux de forme hexagonale commencent à se déformer, libérant de l’air et donnant aux cristaux une forme plus granuleuse. Nous arrivons de cette manière à la seconde forme de la neige qui est le névé ou glacier. Au fur et à mesure que s’accumulent les nouvelles couches de neige, le poids de ces couches les compresse et avec le temps les transforme en glace glaciaire.

 


QU’EST-CE QUE LA GLACE ?
La glace est l’état solide de la molécule H2O (l’eau). Dans un glacier, la glace est mélangée avec des bulles d’air. Elle a une densité équivalente à 0,9 fois celle de l’eau. C’est pour cette simple raison que la glace flotte sur l’eau.

 

 

FORMATION DE LA GLACE DANS UN GLACIER
Durant l’hiver, il se produit une accumulation de neige et celle-ci commence à se comprimer et ses cristaux de forme hexagonale commencent à se déformer, libérant de l’air et donnant aux cristaux une forme plus granuleuse. Nous arrivons de cette manière à la seconde forme de la neige qui est le névé ou glacier. Au fur et à mesure que s’accumulent les nouvelles couches de neige, le poids de ces couches les compresse et avec le temps les transforme en glace glaciaire.

 

 

TEMPS DE FORMATION D’UN GLACIER
Il varie énormément d’un glacier à l’autre, cela peut aller d’une douzaine d’années pour les glaciers tempérés comme ceux de la Patagonie, jusqu’à des centaines d’années pour les glaciers froids comme ceux de l’Antarctique. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, plus un glacier est tempéré, plus la glace se forme rapidement. En effet, les cristaux de neige ont besoin d’une température plus ou moins élevée (supérieure à 0˚) pour se transformer en glace glaciaire. En Antarctique, la température est tellement basse que les cristaux de neige mettent beaucoup plus de temps à achever leur processus de compression.

 

 

MOUVEMENTS
Il existe deux types de mouvements: par glissement et par déformation interne : - le glissement se produit par le frottement entre la base du glacier et le substrat rocheux, ce qui forme une pellicule d’eau qui permet le mouvement. Le glissement peut se produire également par percolation d’eau depuis les couches supérieures jusqu’à la base du glacier - la déformation interne se produit par la pression qu’exerce le poids de la glace (environ 650 tonnes par mètre cube). Cette pression provoque la déformation du glacier et donc son mouvement.

 

 

ANATOMIE D’UN GLACIER
La zone d’accumulation est la partie supérieure du glacier, où se dépose la neige.
La zone d’ablation est la partie inférieure du glacier, où la masse de glace diminue.
La ligne d’équilibre est la division entre la zone d’accumulation et d’ablation.
La moraine est l’accumulation de roches, de sable ou d’argile transportée par les glaciers durant leur avancée.

 

Il existe différents types de moraines :
La moraine latérale. Comme son nom l’indique, ce sont les sédiments déposés sur les côtés d’un glacier
La moraine centrale. Elle résulte de l’union d’une moraine latérale d’un glacier et de son affluent.
La moraine terminale. Elle signale la position la plus extrême atteinte par la glace et le point où commence le recul.
La moraine interne. C’est l’accumulation de sédiments qui tombent dans les crevasses et qui restent prisonniers de la glace, ce qui lui donne cette apparence de glace « sale ». -Les crevasses se forment principalement par la différence de vitesse existant entre le centre du glacier et ses affluents latéraux.
Les séracs sont des blocs de glace situés principalement sur le front d’un glacier. Ils ont tendance à se détacher.
-Les nunataks sont des éléments rocheux exposés au milieu d’un champ de glace ou d’un glacier, qui ne sont pas couverts de glace ou de neige. Ils sont semblables à de petites îles rocheuses au milieu de la glace pouvant parfois présenter quelques traces de végétation. -Les icebergs sont des blocs de glace qui se séparent de la zone d’ablation d’un glacier et voyagent jusqu’à un lac ou la mer. La partie immergée d’un iceberg est environ neuf fois plus grande que la partie visible à la surface de l’eau.

 

 

LA COULEUR DE LA GLACE
La couleur si particulière des glaciers se doit à l’effet d’optique suivant : la lumière solaire qui se reflète sur la glace est de couleur blanche et se décompose en trois couleurs primaires (rouge, vert et bleu). La glace absorbe de préférence les ondes de couleur rouge et verte, ce qui donne à la glace cette couleur bleutée. Lorsque la glace contient une grande quantité de bulles d’air, elle est alors blanche.

 

 

LA COULEUR DE L’EAU
L’eau qui provient d’un glacier est communément appelée « lait glaciaire ». Sa coloration particulière est due à la présence de sédiments minéraux (spécialement des particules de quartz) qui restent en suspension et qui ne peuvent pas se déposer au fond du lac, de la mer ou du fleuve.

 

 

LES GLACIERS DE NOS JOURS
À l’échelle mondiale, la plupart des glaciers se trouvent dans une période de retrait ou d’équilibre, à l’exception de quelques glaciers qui avancent encore en Alaska, au Groenland, en Himalaya ou au Chili (le glacier Pio XI, près de Puerto Edén). La théorie la plus juste quant au retrait des glaciers présume d’un réchauffement de la terre et une augmentation considérable de la température. Pour qu’un glacier avance, il doit y avoir un rapport de masses positif : il faut que la neige tombée durant l’hiver soit plus importante que celle disparue par fonte ou ablation pendant l’été.

 

Pour conclure, nous pouvons dire qu’actuellement les glaciers ne sont que de pâles reliques des extensions glaciaires d’antan, mais ils jouent encore un rôle très important sur notre terre. Ils occupent 10% des terres immergées et représentent 90% de l’eau douce de la planète. De plus, par les mouvements d’air et d’eau qu’ils provoquent, ils contribuent à équilibrer le climat de la terre qui, sans eux, serait irrespirable.

Patagonie des Glaces aux Fleurs

L’Holocène est la dernière et actuelle période géologique. Elle correspond à la fin de la dernière ère glaciaire datant de 12.000 ans, elle correspond à un recul progressif des glaces provoquant la hausse du niveau de la mer, et en même temps l’apparition de la couche rocheuse à la superficie de la Patagonie, jadis occupée par de grandes masses de glaces. Elle marqua le début du processus de colonisation de lichens et de mousses, les prédécesseurs de la flore australe. Ce processus engendra l’arrivée d’animaux et par la suite les migrations de l’homme vers la zone australe.

 

 

ARBRES ET ARBUSTES

 

Les Nothofagus sont les arbres les plus représentatifs et communs de la région de Magellan: le hêtre de Magellan (Nothofagus betuloides), le hêtre de la Terre de Feu (Nothofagus pumilio) et le ñire (Nothofagus antarctica). Le hêtre de Magellan est un arbre à feuilles persistantes. Pour distinguer ces espèces l’une de l’autre, il faut examiner les feuilles:

 

- Le hêtre de Magellan a des feuilles dures au toucher, d’un vert sombre et ses bords sont irrégulièrement dentelés;

 

- le hêtre de la Terre de Feu possède 2 « dents » entre chaque nervure;

 

- le ñire possède plusieurs « dents » entre chaque nervure.

 

La Cannelle de Magellan (Drimys winteri) est un arbre à feuillage persistant. Ses feuilles sont grandes et allongées. Il pousse dans les lieux humides et son écorce contient de la vitamine C. Ses fleurs sont blanches. Malgré son nom, cet arbre n’a aucun rapport avec la canelle.

 

Le notro (Embothrium coccineum) se distingue par sa splendide floraison rouge au printemps et de moindre intensité, en automne.

 

Le mata negra (Chilliotrichium diffusum) est un arbre qui peut atteindre 1.50 m de hauteur et que l’on peut rencontrer un peu partout. En été il se couvre de fleurs blanches semblables à de petites marguerites, ce qui de loin fait penser à un mouton.

 

La gaulthérie (Gaultheria mucronata) forme des touffes basses (de 20 à 50 cm de hauteur). Ses fleurs sont de minuscules clochettes et ses fruits ont l’apparence de pommes miniatures de couleur blanche et rose. Ils sont comestibles et ont la particularité de contenir une texture spongieuse, qui leur permet de résister au gel de l’hiver.

 

La salsepareille (Ribes magallanicum) donne de petites fleurs jaunes ou rouges en grappes qui se transforment ensuite en des fruits exquis.

 

Le berbéris à feuilles de buis (Berberis microphylla) est un arbuste épineux très abondant. Sa floraison est très belle, en effet, il se couvre de petites fleurs jaune-orange. Mais le meilleur de cet arbuste vient à la fin de l’été lorsque ses fruits mûrissent et offrent au gourmet leur exquise saveur sucrée, fruits avec lesquels l’on peut faire des confitures, sauces ou gâteaux. Un dicton très populaire dit que « celui qui en mangera reviendra en Patagonie ».

 

L’épine-vinette de Darwin (Berberis illicifolia) est de la même famille que le calafate. Ses feuilles piquantes sont plus larges que celles du calafate mais ses fleurs sont relativement similaires. Ses fruits sont plus amers.

 

 

FLEURS ET PLANTES

 

Le fuschia de Magellan (Ourisia ruelloides) se reconnaît facilement à ses petites clochettes qui recherchent l’humidité, particulièrement près des cascades.

 

Le fétuque (Festuca gracillina) est l’herbe de pâturage native la plus commune en Patagonie. Elle peut atteindre 50 cm de hauteur. Elle est très appréciée des moutons, même en hiver. L’orchidée de Magellan (Chlorea magellanica) est probablement l’une des 4 espèces d’orchidées de la Terre de Feu les plus difficiles à trouver. L’extrême beauté de ses fleurs blanches est soulignée par des lignes vertes.

 

Les cojín désignent plusieurs espèces de mousses qui poussent sur les roches et qui par leur forme et leur consistance font penser à un coussin. Ces mousses sont la principale composante des tourbières.

 

Le juncus (Marsippospermum grandiflorum) pousse sur des terres saturées d’humidité. Depuis la nuit des temps, les indiens des canaux de Patagonie et de la Terre de Feu utilisent cette plante pour confectionner des paniers.

 

La droséra (Drosera uniflora) est l’unique fleur carnivore de la région. Elle mesure entre 3 et 5 mm et pousse dans les endroits humides, comme les tourbières.

 

La lampourde de Magellan (Acaena magellanica) se trouve partout. Sa fleur, de 20 cm de hauteur, se colle aux chaussures et aux pantalons.

 

La lanterne chinoise (Misodendrum punctulatum) est un parasite qui pousse fréquemment sur les Nothofagus, formant de grosses boules très visibles.

 

La bourse de dames (Calceolaria biflora) est une belle et petite fleur difficile à trouver sur la Terre de Feu mais que l’on peut admirer dans le parc de Torres del Paine, par exemple.

 

La fraise du diable (Gunnera magellanica) pousse dans des lieux humides et sombres. Son petit fruit rouge a une saveur amère.

 

La fraise des bois (Rubus geoides) croît à ras le sol ou bien cachée sous ses feuilles. À la fin de l’été elle devient rouge et bien mûre; c’est un véritable mets.

 

 

CHAMPIGNONS

 

Le royaume des champignons est un royaume d’êtres vivants unicellulaires ou pluricellulaires qui ne forment pas de tissus et dont les cellules se regroupent pour former un corps filamenteux très ramifié.

 

Le cyttaria hariotii, pain de l’indien ou llao-llao. Sous le même nom commun existent 3 espèces. Ils poussent sous les Nothofagus qu’ils parasitent et sur lesquels ils provoquent ces tumeurs appelées « nœuds ». Le cyttaria hariotii est comestible mais n’a aucune saveur.

 

 

LICHENS

 

Les lichens sont des champignons qui ont adopté un mode de vie en symbiose avec les algues.

 

Les lichens comme bio-indicateurs: Bien que les lichens tolèrent une grande variété de conditions écologiques, ils sont cependant très sensibles à la pollution atmosphérique. Le fragile équilibre nutritionnel qui existe entre la micro algue et le champignon est facilement altéré par les polluants gazeux de l’air, entre autre SO2 et oxydes d’azote. C’est la raison pour laquelle ils ont été utilisés avec succès comme bio-indicateurs environnementaux dans les zones urbaines et suburbaines. Ils ont également été utilisés, pour leur lente croissance, pour dater le recul des glaciers (lichénométrie) mais aussi pour dater les monuments mégalithiques, comme les moaïs de l’Île de Pâques.


« C’est un chapitre merveilleux que la lutte que ces petits organismes livrent face à la formidable puissance des hautes montagnes, ce qui nous permet de trouver leurs croûtes colorées y compris sur les roches les plus élevées. Ils peignent de couleurs vives la pierre morte et s’élèvent comme les premières et dernières sentinelles de la vie, éveillant notre chaleureux intérêt » (C. Schroeter)


La nature est un patrimoine commun à tous les hommes. Admirez-la, protégez-la. Ne coupez pas inutilement les plantes ou les branches que nous rencontrons lors de nos randonnées. Merci!

Trouver une agence de voyage